Saint-Avertin, la commune des origines
C’est dans la commune même de Saint-Avertin que fut déposé le corps du saint. Les fidèles se rassemblèrent alors autour de son tombeau puis de son reliquaire.
Marie-Nicolas des Guerrois* raconte qu’ « Y étaient autrefois les ossements de saint Avertin, richement enchassés en un beau reliquaire d’argent porté hautement sur le dos de quatre cerfs de même posture »
L’auteur Michel Ramette qui est remonté jusqu’aux premières traces du culte du saint en Touraine nous signale que Saint Avertin figurait dans plusieurs livres d’heures du 15ème siècle et avait sa fête inscrite au calendrier de l’Eglise de Tours.
Il a existé dans la commune une Confrérie de saint Avertin qui réunissait les cultivateurs et les jardiniers. On pria même Saint Avertin pour que, par son intercession, Dieu puisse faire venir la pluie.
En étudiant les registres paroissiaux du 17 ème siècle de la paroisse de Saint Pierre-Saint Avertin**, M. Ramette a pu constater que, lors de la fête du saint, le 5 mai ainsi que le mardi de Pâques, toutes les maisons du bourg se transformaient en hôtellerie pour recevoir les pèlerins. En dehors de ces jours particuliers de fêtes, on venait des paroisses voisines en procession.
Ce culte resta vivant jusqu’au milieu du 20 ème siècle : la statue du saint était ornée de fleurs le 5 mai et, le dimanche suivant, avait lieu une cérémonie solennelle à la gloire du saint.
L’abbé Fourault, curé de Saint Avertin de 1905 à 1915, avait même composé, pour le saint, un cantique chanté sur l’air de « Marchons au combat, à la gloire »…
Citons ici le refrain :
Saint Avertin, dont la mémoire
Brille d’un éclat radieux,
Conduis nos pas à la victoire ;
Montre-nous le chemin des cieux.
* Marie-Nicolas des Guerrois de Jésus. Les Veritez de Saint Avertin, prestre anglo-français, fidèle achate de saint Thomas de Canterbury. Troyes, 1664
** Michel Ramette. Saint Avertin, serviteur de Dieu. D’après la tradition. 1980
Et :
Michel Ramette. Saint Avertin, serviteur de Dieu. Iconographie. Saint-Avertin, 1984. pp.40 et suiv.